La Fondation Eben-Hézer avec Julie Guinand
Un troisième projet a démarré à début 2025 avec un nouveau partenaire : la Fondation Eben-Hézer.
3 groupes de travailleurs et travailleuses sur les sites de Lausanne et de Saint-Légier, soit une douzaine de personnes, se sont fortement investis dans les différentes phases du projet.
Phase 1 : Création d’un panier d’inspiration
Le projet démarre avec des rencontres entre les médiatrices culturelles de l’Association Lignes et 2 groupes de travailleurs et travailleuses.
Un groupe basé à Saint-Légier est composé d’Yvonne, Jonathan, Manuela et Nicolas ainsi que de Céline Faivre-Pierret, l’encadrante qui les accompagne.
Un autre groupe basé à Lausanne est composé de Naël, Fabrice, José, Bahman, Célia, Olivia, Philippe, Vézira, Manon S, Manon B et Léontine.
Ces rencontres au nombre de 3 avec chaque groupe s’appuient sur l’imagination des participants et participantes. L’objectif à travers différentes étapes créatives est de constituer un panier d’inspiration qui sera ensuite transmis à l’autrice sous forme de petit cahier. Un exemplaire de ce cahier est également remis à chaque participant ou participante.
Faire émerger des thèmes
Les médiatrices proposent plusieurs jeux en utilisant des cartes postales comme support visuel.
Un premier jeu permet à chacun·e de s’exprimer individuellement et de faire émerger des thèmes selon son parcours de vie et ses intérêts.
Voici quelques-uns des thèmes identifiés :
La musique (Lady Gaga), le travail manuel, les chiens, une jolie maison, la peinture (arts).
Micro-récits
Le deuxième jeu, toujours à partir de cartes postales, se déroule en petits groupes de deux ou trois personnes. L’objectif est de créer ensemble une petite histoire avec un personnage, un lieu et une action.
Voici 3 petites histoires :
1. Une femme qui aime la couleur jaune est dans la forêt. Elle se fait attaquer par un inconnu.
2. Une petite fille à la tête de crabe est dans la forêt. Elle trouve une fleur empoisonnée. Elle la ramasse et la jette à la poubelle.
3. La maman rentre à la maison. C’est 11 heures, c’est l’heure de l’apéro, elle boit un coup avec les amis, il y aussi la famille. C’est festif. Elle est rentrée du travail, elle est fleuriste.
Le troisième jeu utilise des cartes transparentes sur lesquelles figurent des dessins. Elles sont à associer ou à superposer pour, là encore, inventer une histoire.
Il y a du soleil avec quelques nuages et des oiseaux. Il y a la mer avec un bateau et une côte avec des rochers. Dans ce bateau, il y a un monsieur qui fait le tour du monde en bateau. Le monsieur est au Japon. Il regarde le paysage depuis le bateau. Les petites vagues sous le bateau le bercent.

Genres littéraires
Une histoire c’est aussi un genre littéraire. Pour compléter le panier d’inspiration, les médiatrices font écouter des ambiances musicales pour présenter différents genres aux participant·es : sentimental, enquête, fantastique, aventure, historique, récit de vie, humour.
Pour mieux faire comprendre les différences selon le genre choisi, elles leur proposent de reprendre l’histoire du monsieur qui fait un tour du monde en bateau.
Cette histoire neutre est ensuite déclinée dans différents genres en utilisant le dessin comme support visuel. L’histoire change selon qu’il s’agit d’aventure, de romance ou de thriller.
C’est la version aventure avec de nombreuses tempêtes qui remporte le plus de succès.

